Des lieux-dits abandonnés ou disparus

Suite à l'effondrement du chemin de la Peuleverie (voir l'article de Monique Royer : http://saint-christophe-sur-le-nais.com/2016/02/effondrement-a-la-peuleverie-a-saint-christophe-sur-le-nais.html ) j'ai décidé de consacrer une rubrique de ce site aux lieux-dits de St Christophe qui n'existent plus ou qui ne sont plus habités.

Voici un plan de la commune sur lequel j'ai mentionné des numéros en rouge, chacun correspond à un lieu-dit étudié. Les internautes ne connaissant pas bien St Christophe pourront ainsi situer le lieu-dit présenté.

La Peuleverie (1)

Ce hameau présent sur la carte Cassini du 18e siècle est désigné comme fief dans le dictionnaire de Carré de Busserolle. Il comptait 6 bâtiments sur le cadastre de 1834 et on y dénombrait 4 ménages en 1836, 3 en 1866 et 1901, 2 en 1911, puis plus aucun par la suite.

La Peuleverie sur le cadastre de 1834
La Peuleverie sur le cadastre de 1834
Sur le cadastre actuel, les bâtiments ont en partie disparu ou sont en ruines
Sur le cadastre actuel, les bâtiments ont en partie disparu ou sont en ruines
Vue aérienne tirée de Google Earth
Vue aérienne tirée de Google Earth

La Plissonnière (2)

Ce lieu-dit, situé près de Vaudésir, n'est plus habité depuis l'après première guerre.

Dans le Carré de Busserolle il est désigné comme fief et daté de 1403.

Une habitation bien délabrée.
Une habitation bien délabrée.
Sur le cadastre de 1834, il y avait 2 bâtiments.
Sur le cadastre de 1834, il y avait 2 bâtiments.
Sur le cadastre actuel, un bâtiment a disparu.
Sur le cadastre actuel, un bâtiment a disparu.
Vue aérienne (Google Earth)
Vue aérienne (Google Earth)

La Forêt ou les Forêts (3)

 

Voici des renseignements sur ce domaine écrits par Pierre Robert.

 

 

 

La Forêt

 

(La Forest, Les Forests)

 

 

 

            Le fief de la Forêt, situé sur le versant boisé d’une petite vallée, à l’ouest de l’Escotais et peu avant Vaudésir, relevait à foi et hommage simple de la seigneurie de Saint-Christophe et, à partir de 1667, du duché-pairie de la Vallière.

 

Le premier seigneur de la Forêt cité dans un acte est Pierre Brethe (1450).

 

Un procès-verbal dressé en 1720,  tout en nous renseignant sur son plan, nous révèle son état inquiétant de délabrement :

 

                “Le lieu consiste en plusieurs bâtiments, savoir un corps de logis pour le logis du seigneur, composé de 9 chambres basses à cheminée, un petit cabinet, un escalier à marches tournantes, une chambre servant de salle suivie d’une autre petite chambre à cheminée planchéiée; un petit cabinet terminé par un autre cabinet en saillie menaçant ruine...; grande cuisine pavée avec potager à 4 réchauds et descente pour gagner la cave située sous la boulangerie “.

 

                A côté de cette descente, un escalier de bois à marches tournantes sert à atteindre la chambre et le grenier situés au-dessus de la boulangerie. A l’étage du logis, au-dessus des chambres précitées, se trouvent 4 chambres (2 à cheminée, une sans cheminée, et une chambre brisée dans le comble au-dessus de la cuisine);  grand grenier sur le tout, carrelé et couvert d’ardoise.

 

                Au bout de la chapelle figure un bâtiment couvert d’ardoise. Dans une première cour, renfermée de murs et fermée par portail et piliers, une remise avec comble. Une avant-cour, également enclose de murs, dans laquelle on entre par un grand portail et portes. A gauche, en entrant dans celle-ci, un bâtiment ruiné ayant jadis servi au métayer, suivi d’une bergerie et, en retour d’équerre, d’une grange; un bâtiment abritant le pressoir et, à côté, une fuie ronde à pied, sans aucun pigeon. 

 

                Ce logis seigneurial ne nous est hélas pas parvenu. Progressivement délaissé après son intégration au domaine de Vaudésir, il fut finalement démoli. Un article de la vente de Vaudésir en 1743 en fait seulement mention.

 

Ce qui reste de la fuie ( pigeonnier) au bord du chemin.
Ce qui reste de la fuie ( pigeonnier) au bord du chemin.
Dans le bois on découvre quelques bâtiments en ruines.
Dans le bois on découvre quelques bâtiments en ruines.
Le plan cadastral de 1834
Le plan cadastral de 1834
Sur le plan actuel, les ruines ne sont même pas mentionnées. Seulement un petit cercle pour la fuie.
Sur le plan actuel, les ruines ne sont même pas mentionnées. Seulement un petit cercle pour la fuie.

Le recensement de 1836 fait apparaître un ménage vivant dans ce lieu-dit, mais aucun habitant par la suite.

La basse Grisardière (4)

Le mot "Grisardière" est utilisé pour désigner 3 lieux-dits de St Christophe. Seul ou avec l'ajout de deux adjectifs "haute" et "basse". Les différents recensements prennent en compte les trois lieux-dits et ainsi, de 1836 à 1906, nous trouvons de 8 à 5 ménages, mais seulement 3 après la grande guerre, ce qui laisse à penser que la basse Grisardière a cessé d'être habitée à cette époque puisqu'il y a encore actuellement 3 habitations entre la Grisardière et la haute Grisardière.

Sur le cadastre de 1834, nous distinguons 3 bâtiments et de nombreuses caves.
Sur le cadastre de 1834, nous distinguons 3 bâtiments et de nombreuses caves.
Sur le cadastre actuel, les caves sont toujours indiquées (flèches), mais il n'y a plus qu'un seul bâtiment.
Sur le cadastre actuel, les caves sont toujours indiquées (flèches), mais il n'y a plus qu'un seul bâtiment.
Voici ce bâtiment, en assez mauvais état.
Voici ce bâtiment, en assez mauvais état.
Sur cette vue aérienne prise sur Google Earth nous avons la basse Grisardière et le Moisi de chaque côté du chemin conduisant à Bellevue et Bel Air.
Sur cette vue aérienne prise sur Google Earth nous avons la basse Grisardière et le Moisi de chaque côté du chemin conduisant à Bellevue et Bel Air.

Le Moisi (5)

Voici un lieu-dit certainement abandonné depuis bien longtemps puisque seul le recensement de 1836 nous y signale 1 ménage.

Actuellement ce lieu-dit est occupé par des broussailles, mais plus aucune trace de bâtiment, si ce n'est des entrées de caves en très mauvais état.

En 1834, deux bâtiments existaient.
En 1834, deux bâtiments existaient.
Sur le cadastre actuel, on ne distingue que les entrées de caves.
Sur le cadastre actuel, on ne distingue que les entrées de caves.
Voici le site actuel avec, à gauche, le chemin qui monte à Bellevue.
Voici le site actuel avec, à gauche, le chemin qui monte à Bellevue.

Le Parc (6)

Cette ferme, en bordure de la route allant au Haut et Bas Sion fut certainement habitée jusqu'à l'immédiat après guerre 39-45 (l'électricité y arrivait). Elle n'est plus habitée depuis quelques décennies.

Sur le cadastre de 1834, avec un bâtiment et des caves.
Sur le cadastre de 1834, avec un bâtiment et des caves.
Sur le cadastre actuel.
Sur le cadastre actuel.
Vue aérienne actuelle.
Vue aérienne actuelle.
Le bâtiment en assez mauvais état (l'électricité n'arrive plus au poteau).
Le bâtiment en assez mauvais état (l'électricité n'arrive plus au poteau).

La Beauce (7)

Il existe un lieu-dit ancien pratiquement abandonné aujourd'hui, qui fut habité jusqu'au recensement de 1936 et, tout proche, un nouvel emplacement avec une résidence assez récente et un local frigorifique pour la conservation des pommes.

En 1834, il y avait deux bâtiments et une mare.
En 1834, il y avait deux bâtiments et une mare.
Un bâtiment de l'ancienne a disparu aujourd'hui.
Un bâtiment de l'ancienne a disparu aujourd'hui.
Vue du ciel.
Vue du ciel.
Le bâtiment de l'ancienne Beauce, actuellement.
Le bâtiment de l'ancienne Beauce, actuellement.

La Folletterie (8)

Ce lieu-dit se situe entre la rue de la Beauce et le chemin du Joncheray qui prolonge la rue des Rabines.

Il fut habité jusqu'en 1866, mais plus rien dans les recensements suivants.

En 1834, la Folletterie se composait de deux bâtiments, de caves et d'une mare.
En 1834, la Folletterie se composait de deux bâtiments, de caves et d'une mare.
Actuellement, il ne reste que des caves et un puits.
Actuellement, il ne reste que des caves et un puits.
Le lieu-dit actuel.
Le lieu-dit actuel.
Vue aérienne tirée de Google Earth.
Vue aérienne tirée de Google Earth.

Les Bodins (9)

Un lieu-dit situé entre la Cave Godet et la Souricière. Il fut habité par un ménage jusqu'à la fin du 19e siècle.

 

En 1834, il y avait deux bâtiments, une mare et des caves un peu plus loin.
En 1834, il y avait deux bâtiments, une mare et des caves un peu plus loin.
Les deux bâtiments d'origine ont disparu, mais un nouveau a été construit devant les caves. Actuellement il semble en ruines.
Les deux bâtiments d'origine ont disparu, mais un nouveau a été construit devant les caves. Actuellement il semble en ruines.
La situation actuelle vue du ciel.
La situation actuelle vue du ciel.
Ce que l'on aperçoit en passant sur la route de la Souricière.
Ce que l'on aperçoit en passant sur la route de la Souricière.

La Noiraie (10)

Voici un lieu-dit dont il ne reste aucune trace, il se situait entre le Clos Saint Gilles et Grand-Sart.

Il fut habité par un ménage jusque dans les années 1930.

Une entreprise d'équarrissage y fonctionnait.

En 1834, on distinguait un long bâtiment et une mare.
En 1834, on distinguait un long bâtiment et une mare.
Actuellement plus aucun bâtiment n'apparaît.
Actuellement plus aucun bâtiment n'apparaît.
Vue du ciel, l'emplacement de la Noiraie et des lieux-dits voisins.
Vue du ciel, l'emplacement de la Noiraie et des lieux-dits voisins.

Les Costières (11)

Ce lieu-dit se situe à gauche de la route avant d'arriver au hameau de la Chartrie.

A l'origine, comme le montre l'ancien cadastre, il n'y avait que des caves, mais assez récemment son propriétaire a construit une petite résidence devant celles-ci.

Dans le recensement de 1836, on trouve un ménage qui y habite.

Sur ce cadastre de 1834, il n'y a que des caves.
Sur ce cadastre de 1834, il n'y a que des caves.
Sur cette vue du cadastre, un peu trop ancienne, la contruction récente n'apparaît pas encore.
Sur cette vue du cadastre, un peu trop ancienne, la contruction récente n'apparaît pas encore.
Le lieu-dit vu depuis la route de la Chartrie.
Le lieu-dit vu depuis la route de la Chartrie.

Les deux lieux-dits suivants apparaissent sur le cadastre de 1834 et dans le recensement de 1836, mais sur le cadastre actuel, ces noms ont complètement disparu.

La Gachetière (12)

Ce lieu-dit se situait à gauche, juste avant la Chevallerie.

En 1836, sur le recensement, on pouvait lire "La Gassière".

Le cadastre de 1834.
Le cadastre de 1834.
Sur le cadastre actuel, plus de Gachetière.
Sur le cadastre actuel, plus de Gachetière.
Sur cette vue du ciel, plus de traces.
Sur cette vue du ciel, plus de traces.

La Glaudière (13)

Ce lieu-dit se situait derrière la Hardrière, au bord d'un chemin qui n'est plus praticable.

En 1836, on pouvait lire "La Glauderie". Un ménage y habitait encore en 1866.

Sur le cadastre de 1834.
Sur le cadastre de 1834.
Sur le cadastre actuel, le chemin existe bien, mais dans quel état ? J'ai indiqué où se trouvait la Glaudière.
Sur le cadastre actuel, le chemin existe bien, mais dans quel état ? J'ai indiqué où se trouvait la Glaudière.
Vue aérienne du secteur.
Vue aérienne du secteur.

Voici deux derniers lieux-dits qui étaient habités il y a une dizaine d'années. S'ils ne retrouvent pas un peu de vie, ils pourraient eux aussi devenir des lieux-dits abandonnés.

La Cuinière (14)

La Cuinière en 1834, il est à noter que le lieu-dit "La Malle Poste" n'existe pas à cette date.
La Cuinière en 1834, il est à noter que le lieu-dit "La Malle Poste" n'existe pas à cette date.
Sur le cadastre récent, la "Malle Poste" est bien mentionnée.
Sur le cadastre récent, la "Malle Poste" est bien mentionnée.
Vue aérienne du site.
Vue aérienne du site.
Photo actuelle, des bâtiments encore en bon état.
Photo actuelle, des bâtiments encore en bon état.

Le Moulin Bouleau (15)

En comparant les deux cadastres on peut remarquer que les bâtiments ont changé, ainsi que la place de la route conduisant à Dissay.
En comparant les deux cadastres on peut remarquer que les bâtiments ont changé, ainsi que la place de la route conduisant à Dissay.
Sur cette vue aérienne, la Borde Bouleau apparaît en bas à gauche, alors que l'on aperçoit l'autoroute A28 en haut à droite.
Sur cette vue aérienne, la Borde Bouleau apparaît en bas à gauche, alors que l'on aperçoit l'autoroute A28 en haut à droite.
L'un des bâtiments du Moulin qui n'existait pas en 1834.
L'un des bâtiments du Moulin qui n'existait pas en 1834.